Pleine conscience contre anxiété : un pari gagné 4/5

Le pas-à-pas transformateur


Prenant appui sur les qualités humbles de la pleine conscience : « patience, non-jugement, esprit du débutant, confiance, détachement, acceptation, lâcher-prise »,  le « combat spirituel » - celui de la concentration, de la flexibilité et de la posture métacognitive - a lieu, parfaitement résumé par ces quelques mots : « Cent fois sur le métier replacer l’ouvrage ». Cent millions de fois, sortir l’esprit de ses distractions et le ramener sur le support choisi jusqu’au moment où il goûte la tranquillité de rester paisible en lui-même.

  • Tenir sa pensée, c’est savoir l’inviter puis la maintenir à l’observation d’un objet neutre, permettant aux émotions difficiles de se dissoudre sans les renier ou les rejeter.
  • Tenir sa pensée, c’est l’avoir peu à peu raffinée, débarrassée des désirs superflus ou trop encombrants (7) et des blessures, nouvelles ou anciennes,  parfois auto-entretenues par leur rappel incessant.
  • Tenir sa pensée, c’est lui proposer des objets de réflexion  choisis, « vertueux » (patience, non-jugement, esprit du débutant, confiance, détachement, acceptation, lâcher-prise, par exemple) à méditer.

Alors, le cercle vicieux des souffrances évitables se transforme dans le cercle vertueux d’une vie « examinée », d’une vie cheminant dans l’espérance de la sagesse.
Au fil du temps, légèreté et disponibilité mentales retrouvées motivent à la persévérance. Celle-ci devient une qualité intrinsèque de l’esprit – et donc de la personne – qui a appris que la difficulté peut être traversée sans être dramatisée.  

7 : Epicure, par exemple, propose de distinguer les désirs naturels et nécessaires, les désirs naturels non nécessaires, et les désirs ni naturels ni nécessaires. Cette catégorisation de ces désirs garde l’activité psychique hors des sentiers rebattus des ruminations et anticipations anxieuses. En outre, une (ré)évaluation utile des intérêts ou objectifs permet, à coup sûr, d’alléger la charge mentale.